
L’affaire Lyhanna fait la une de tout les journaux français, elle m’a d’ailleurs fait pleurer, encore une fois une petite fille a été victime de ce système qui nous broie toutes. Si vous ne la connaissez pas, c’est l’affaire d’une petite fille de 11 ans qui a été abattue, présumément par le père de son amie, Jérôme Barella, la semaine dernière en France. Cet homme venait voir cette petite fille souvent à l’école, lui apportait des goûters, et il est le dernier à l’avoir vue vivante selon plusieurs témoins — il a par ailleurs déjà été accusé à plusieurs reprises de violences envers des mineurs.
À ce jour, étant donné la loi française et la façon dont les lois fonctionnent en général dans le monde, Jérôme Barella est toujours présumé innocent car non condamné par la justice.
Bref, vous voyez le délire ?
C’est cet état des lieux que les féministes combattent chaque jour contre vents et marées. On entend souvent dire que la France est un pays de pédophiles, je vous laisse faire vos recherches sur le pourquoi du comment. Mais cette affaire et son dénouement sont la résultante d’un système, non pas seulement en France, mais dans le monde entier.
Les violences contre les enfants et les femmes sont majoritairement commises par des hommes, et quand tu oses le dire, on te répond « but not all men » ou encore « les femmes aussi sont des perp étratrices ». Alors oui, les femmes sont parfois coupables, et oui, pas TOUS les hommes. Mais il est indispensable de rappeler que selon l’ONU, 90 % des violences sont commises par des hommes. En France, puisque c’est là que se passe l’affaire Lyhanna, 97 % des agressions sexuelles sont commises par des hommes.
Ces chiffres sont aberrants et, à l’échelle mondiale, sont plus ou moins les mêmes. Alors quand des hommes me sortent « je ne peux pas être coupable de crimes que je n’ai pas commis personnellement », j’ai envie de leur dire un grand FUCK YOU.
L’affaire Lyhanna, comme celle de Dominique Pélicot et toutes celles qui y ressemblent de près ou de loin, me dégoûtent et devraient dégoûter tout être normalement constitué. Cette violence externe est ce que l’on voit le plus, mais celle qui est plus insidieuse est celle que l’on oublie encore davantage. La violence physique et sexuelle n’est déjà pas crue par la société, imaginez donc la violence verbale, la violence légale avec le recul de nos droits partout dans le monde.
Être une femme est éreintant, et ce dès la petite enfance. Le rapport de domination sous lequel on est écrasées nous tue figurativement et littéralement.
J’en ai ras-le-bol de cet état des lieux. On nous pousse à subir et à accepter l’inacceptable, et lorsqu’on se rebelle, comme le mouvement des 4B en Corée du Sud, on nous traite de vieilles chouettes aigries et non-baisables (excusez-moi la grossièreté).
De même, le taux de natalité baisse, mais les masculinistes nous enjoignent à procréer car nous leur devrions des enfants. Laissez-moi rire. Les femmes ne vous doivent rien, et nous menacer de violences lorsque vous n’obtenez pas ce que vous voulez ne vous fera guère avancer.
Moi personnellement, je préfère mourir que subir. Et si The Handmaid’s Tale finit par arriver, je vous assure que je lutterais de toutes mes forces, mais je mourrais plutôt que de vivre cette vie qui n’en est pas une. (CECI N’EST PAS UN ENCOURAGEMENT AU SUICIDE, VEUILLEZ CONSULTER UN PSY EN CAS DE DÉTRESEE ÉMOTIONNEL.)
Que vaut une vie si le peu de choix que nous avons est inexistant ? Et avec cette vie si difficile, si périlleuse pour les enfants et les femmes, n’est-il pas normal que les femmes se protègent ainsi que leur utérus ? Les êtres humains sont des mammifères, imaginez ce que nous subissons, voyons, entendons pour nous empêcher de procréer. Aller contre ce que la nature humaine elle-même demande, en général.
Je ne sais pas quoi faire. Je suis en colère, cela se ressent dans mes écrits. Je ne suis qu’une personne sur un grand échiquier. Aujourd’hui je me défoule ici, demain sera peut-être meilleur. Mais je suis aujourd’hui immensément triste de la condition des plus vulnérables.
Je sais que Dieu existe, mais dans ces moments je suis encore plus convaincue qu’Il n’est pas infiniment bon comme de nombreuses religions abrahamiques (majoritaires) le déclarent. Il est Dieu, une entité que je ne cherche plus à comprendre, même si je reconnais Sa puissance.
Alors, qui que vous soyez, si vous êtes en capacité d’aider une personne en détresse, faites-le.
Si vous êtes un homme, remettez-vous en question. Le changement commence à votre niveau.
Merci de m’avoir lue, et à très bientôt.
Bien à vous, MalyneViMuse !
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